Point de départ

Tout commence un samedi soir, après avoir écouté un reportage sur la Thaïlande du globe-trotter Bruno Blanchet à l’émission 3 600 secondes d’extase. L’Asie est un continent auquel nous n’avions pas encore pensé, Jonathan et moi. Nous avions déjà visité certains pays en Europe, un pays en Afrique du Nord, quelques îles dans les Caraïbes, sans oublier les trois pays de l’Amérique du Nord. Alors, l’Asie, pourquoi pas?

Nous commençons à faire des recherches sur la Thaïlande. Nous nous rendons compte qu’il faudra faire plus d’une vingtaine d’heures de vol pour s’y rendre.  Tant qu’à être tassés comme des sardines dans un avion, pourquoi ne pas en profiter pour faire d’une pierre quatre coups; visiter les pays frontaliers à la Thaïlande, soit le Vietnam, le Laos et le Cambodge. Comme tout bon voyageur organisé, je m’attelle à la tâche. Je me rends à la librairie et achète le guide Lonely Planet de l’Asie du Sud-Est. Je commence à le lire petit à petit et le voyage prend forme peu à peu.

Malheureusement, en avril 2009, des manifestations politiques et des troubles civils ont eu lieu à Bangkok et dans de nombreuses provinces à l’échelle du pays. Ces événements viennent un peu remettre en question notre désir d’aller en Thaïlande. Par contre, nous avons toujours la piqûre de l’Asie. Après quelques minutes de réflexion, le Japon nous a semblé le choix idéal, étant donné qu’il s’agit d’un pays stable sur le plan politique.

L’idée fait alors boule de neige… Après plusieurs mois de préparatifs, nous y sommes presque. Plus qu’un mois avant le grand départ.

Itinéraire

1er avril : départ du Canada

2 avril : arrivée à Narita

3 avril : arrivée à Tokyo

7 avril : départ pour Kyoto en matinée

10 avril : départ pour Osaka en matinée
et arrêt à Nara

11 avril : visite d’Osaka
départ pour Hiroshima en après-midi et arrêt à Himeji

12 avril : visite d’Hiroshima et de l’île de Miyajima

13 avril : départ pour Beppu en matinée

14 avril : départ pour Nagasaki

15 avril : départ pour Osaka

16 avril : départ pour Tokyo

17 avril : départ pour Nikko

18 avril : départ pour Yudanaka Onsen

19 avril : départ pour Kanazawa

20 avril : visite de Kanazawa

21 avril : départ pour Takayama

22 avril : visite de Takayama

23 avril : départ pour Tokyo

24 au 28 avril : Tokyo et excursions dans les environs de Tokyo

29 avril : retour au Canada

Le clou qui dépasse se fait taper dessus (partie 1)

Le Japon est un pays de contradictions, déchiré entre les valeurs traditionnelles et le monde moderne. D’une part, chacun doit apprendre à faire le dos rond, à accepter les règles et à ne pas se faire remarquer. Bref, à ne pas dépasser. D’autre part, certains clous dépassent avec un esprit de défi si intense et si déterminé qu’ils servent de balises aux autres.

Le Japon est régi par un ensemble de règles strictes que sa population doit observer dans la vie au quotidien. Par exemple, les salutations à la japonaise comptent cinq inclinaisons différentes selon l’âge, le sexe et la profession de la personne que l’on salue. Il y a aussi le rituel des chaussures, où il faut les retirer avant d’entrer dans une maison ou enfiler une paire différente pour aller aux toilettes. Sans oublier les bonnes manières à table, c’est-à-dire la bonne façon de déposer les baguettes et de servir du saké.

La population japonaise semble être aux prises avec un débat de société concernant son identité. Ses valeurs traditionnelles peuvent-elles survivre à la mondialisation? La modernité menace-t-elle son identité culturelle? Est-il possible d’être moderne sans être occidental? Occidental sans être américain? Autant de questions aussi valables les unes que les autres.

Les clous qui ressortent (partie 2)

Beaucoup de jeunes Japonais adoptent une mode alternative pour critiquer la culture conservatrice et traditionnelle de leur famille et de la société en général ainsi que l’uniformisation du mode de vie dans les grandes villes. Cette mode alternative est souvent perçue comme marginale par le Japonais moyen. Dans ce billet, je vous dresserai un portrait sommaire de deux styles particuliers, c’est-à-dire le cosplay et les lolitas.

Le cosplay est un mot-valise composé des mots costume et playing. Il s’agit d’une sous-culture japonaise où ses membres incarnent des personnages de manga, d’animation japonaise, de jeux vidéos ou de films. Ils imitent avec le plus grand soin leur costume et maquillage. On trouve surtout les cosplayers dans des lieux publics des quartiers tokyoïtes de Harajuku et de Shinjuku.

Le mouvement Lolita, quant à lui, est généralement caractérisé par des robes et des jupes bouffantes dont la forme ressemble à celle d’une cloche. Ces robes et ces jupes sont souvent portées à la hauteur du genou et agrémentées de jupons pour leur donner du volume. Les adeptes de ce mouvement utilisent fréquemment de la dentelle et des accessoires comme des pièces de tête, des mini-couronnes, des mini-chapeaux, des rubans ou des fleurs artificielles.

Il existe plusieurs catégories de Lolita : Sweet, Gothic, Elegant Gothic Aristocrat , Elegant Gothic, Punk, Classic, Country, pour ne nommer que celles-là. Le style Sweet Lolita se définit par un esprit enfantin, des couleurs pastels, des formes très bouffantes et des détails liés à l’enfance, comme des peluches.

Quant au mouvement Gothic Lolita, ses adeptes s’habillent le plus souvent en noir et blanc avec des voiles ou des croix. Les jupes sont bouffantes et ornées de volants. L’esprit gothique est différent de l’esprit gothique occidental. Ce style provient du genre musical Visual Kei, composé de groupes de rock aimant se déguiser et porter des vêtements très voyants.

Évidemment, en ma qualité d’adepte du magasinage, il ne fait aucun doute que je me donne la mission de me dénicher un ensemble de lolita. Après tout, au Japon, on fait comme les Japonaises. 😀

Bonnes manières à table 101

Les règles codifiées occupent une place primordiale dans la société japonaise. Les étrangers qui ignorent ces règles peuvent facilement se mettre les pieds dans les plats en adoptant des comportements déplacés à table. Cet article vous donnera un aperçu des faux pas à éviter.

Certains usages sont à proscrire concernant l’utilisation des baguettes. En effet, il est très mal vu de passer de la nourriture d’une paire de baguettes à l’autre et de planter ses baguettes à la verticale dans un bol de nourriture. Ces deux pratiques sont associées à des gestes qui sont posés lors de funérailles.

Il est par contre bien vu de manger certains types d’aliments avec beaucoup de bruit, notamment les plats à base de nouilles. Les Japonais les aspirent avec force d’abord pour les refroidir, et ensuite, parce qu’ils estiment qu’il faut employer un maximum de sens pour bien apprécier la nourriture. Dans ce cas-ci, l’ouïe est à l’honneur.

Enfin, les Japonais considèrent impoli de se moucher en public, particulièrement dans les restaurants. Par contre, vous pouvez renifler ou vous racler la gorge sans problème.

Heureusement, en tant qu’étrangers, ou gaijin comme disent les Japonais, nous pourrons évidemment disposer d’une plus grande marge de manoeuvre à l’égard de notre ignorance.

Les geishas

Belles et mystérieuses, les geishas fascinent autant les Occidentaux que les Japonais eux-mêmes, car aucun des deux ne connaît réellement leur monde.

Les geishas sont des artistes; elles maîtrisent l’art de la danse, de la musique et de la conversation. Elles mènent une existence professionnelle austère et ardue en leur qualité de gardiennes d’une tradition.

Les jeunes filles qui aspirent à devenir geisha entrent dans une maison de geisha vers l’âge de 15 ans où elle suivent une formation pendant trois ans. Ces apprenties-geishas, appelées maikos, suivent des cours de danse, de chant, de musique, de percussions, d’arrangements floraux et de cérémonies du thé. Toutes ces disciplines exigent des maikos une maîtrise parfaite de leurs gestes et de longues heures de pratique. Le soir venu, les maikos accompagnent leurs grandes soeurs, les geishas, à leurs engagements. Tout ce qu’elles ont à faire, c’est d’observer comment font leurs grandes soeurs. Elles n’ont pas à converser avec les clients; elles sont seulement décoratives.

Le maquillage et la coiffure exigent une précision méticuleuse. La première étape du maquillage consiste à appliquer une cire végétale sur l’ensemble du visage pour que le maquillage puisse tenir toute la soirée. Une fois la cire refroidie, on étale une pâte blanche à l’aide d’une brosse en bambou sur tout le visage jusqu’à la naissance des seins, sans oublier la nuque. Les yeux, les joues et les lèvres sont maquillées de rose et de rouge. Les lèvres sont peintes en rouge et l’application de la couleur doit respecter certaines règles. Pour les maikos de première année, le rouge est appliqué au milieu de la lèvre inférieure seulement afin de symboliser l’innoncence. Une fois qu’elles ont atteint la deuxième année, on peint également le milieu de la lèvre supérieure pour faire allusion au bouton de rose. Les maikos pourront se peindre toute la bouche seulement lorsqu’elles auront atteint le statut de geisha, au bout de trois ou quatre ans. Les coiffures des maikos et des geishas consistent en des chignons japonais traditionnels. Ces chignons sont fait chez un coiffeur spécialisé et tiennent une semaine. D’ailleurs, afin de ne pas aplatir leur coiffure, les maikos et les geishas doivent dormir sur un repose-nuque, appelé takamakura. Comme il faut tirer beaucoup sur les cheveux pour faire un chignon, beaucoup d’anciennes geishas souffrent de calvitie. Heureusement, de nos jours, les maikos et les geishas ont de plus en plus recours à des perruques. Les perruques des maikos leur couvrent la moitié de la tête, tandis que celles des geishas, la tête au complet. Les chignons sont ornés d’épingles et de peignes décoratifs.

Le kimono constitue une autre pièce maîtresse de l’habillement des maikos et des geishas. Cependant, on trouve plusieurs épaisseurs différentes sous le kimono. Tout d’abord, un tube de coton – blanc pour les geishas et blanc et rouge pour les maikos – que l’on attache à la taille à l’aide d’un cordon. Sur les épaules, une chemise courte de coton retenue par un cordon. Un autre jupon par-dessus le premier et une autre chemise, le tout retenu par des cordons. Le haut du corps est ensuite enroulé plusieurs fois dans une longue et large bande de coton blanc, histoire de faire disparaître les courbes de la poitrine, de la taille et des hanches. Un premier kimono qui descend jusqu’aux chevilles recouvre le tout, suivi du kimono en soie qui touche par terre. Une première ceinture est nouée autour de la taille pour attacher le kimono. Puis, deux coussinets de coton sont ficelés sur les reins. Vient finalement le obi, cinq mètres de soie raide et rembourrée, qui fait plusieurs fois le tour de la taille avant d’être noué dans le dos. Pour nouer le obi, il faut quatre mains expertes. Le col des kimonos des maikos est rouge (couleur associée à l’enfance) et celui des geishas, blanc. Seuls les kimonos en soie sont utilisés, car ils réfléchissent la lumière et suivent mieux les mouvements du corps. D’ailleurs, lorsque les maikos et les geishas marchent, le bas du kimono ne doit pas ouvrir. En guise de souliers, elles portent des sandales de bois d’une hauteur de 12 cm.

Le programme de la soirée des geishas est organisé par la mama-san du foyer où elles habitent. La mama-san paye les cours de musique et de danse, les costumes et offrent le gîte et le couvert. En échange, elle prend un pourcentage des revenus des geishas et organise les rendez-vous. Les geishas ne mangent jamais avec les clients. Elles peuvent par contre prendre un verre de bière ou de saké en leur compagnie. Elles doivent manger entre deux contrats dans un endroit familier à l’abri des regards.

Les geishas ne couchent pas avec leurs clients. D’une part, elles doivent préserver leur réputation, et par le fait même, celle du foyer où elles sont prises en charge. D’autre part, si une telle chose se produisait, elles mettraient fin à leur carrière.

Le jour J

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Ça y est, nous y sommes presque. Encore deux jours à patienter avant de vivre cette merveilleuse aventure qui nous attend au pays du soleil levant, en compagnie de ma douce moitié, de ma belle-soeur et de mon beau-frère.

Malgré toutes ces heures de recherche intensive et les préparatifs de dernière minute, j’ai encore du mal à réaliser que je pars un mois au Japon. UN MOIS, OUF!!! Nos proches ont commencé à nous souhaiter bon voyage, et même ces bons voeux n’entrent pas dans ma p’tite tête. Mais bon, ce n’est qu’une fois assise dans l’avion que je me rendrai compte de toute l’ampleur de l’aventure qui m’attend.

Nous quittons Ottawa le jeudi 1er avril, à 8 h 43, à bord du vol 7597 de United Airlines. Nous ferons une escale à Chicago d’environ deux heures avant de repartir en direction de Tokyo à bord du vol 881 d’une durée de 12 h 40. Dans ma trousse de survie, mon iPod, mon ordinateur portatif et mes gravol avec somnolence  me donneront l’illusion que le vol sera moins long. S’il n’y a aucun retard, nous devrions arriver à l’aéroport de Narita, à Tokyo, le 2 avril à 15 h, heure local. Il y a 13 heures de décalage, alors faites-le calcul… Après ce trajet qui nous aura semblé interminable, nous nous rendrons dans le quartier Akasaka, au coeur de Tokyo, pour déposer notre sac à dos à notre hôtel et nous perdre dans le tourbillon tokyoïte. Nous logerons à l’hôtel Asia Centre. J’ai inclus une photo aérienne de notre hôtel. Nous y serons jusqu’au 7 avril, date à laquelle nous quitterons pour nous rendre à Kyoto.

À très bientôt! 😀

Faux départ

Tout d’abord, l’histoire que je m’apprête à vous raconter est la vérité pure et absolue, jurée sur la tête de mes animaux chéris. Tout commence au comptoir d’enregistrement de United Airlines. La responsable tambourine sur son clavier, fait quelques appels, retambourine sur son clavier et refait d’autres appels. Enfin, elle me demande à quand remonte mon dernier voyage. Je lui réponds aimablement qu’il remonte à deux ans. Elle me dit qu’une autre personne ayant le même nom que moi est interdite de vol. Autrement dit, elle est inscrite sur la fameuse “no-fly list”. Elle me dit qu’on me posera beaucoup plus de questions chaque fois que je voyagerai à moins que je ne fasse changer mon nom sur mon passeport en ajoutant une initiale. Premier coup de théâtre de la journée. Après avoir obtenu l’autorisation de voyager, nous continuons vers les douanes. Tout se passe sans problème. Nous montons tranquillement à bord de l’avion et nous attendons fébrilement l’heure du décollage en feuilletant le fameux magazine Skymall, remplit de cossins à acheter les plus ridicules les uns que les autres. Un des membres de l’équipage nous annonce que nous avons un petit problème informatique, mais que tout devrait rentrer dans l’ordre après avoir redémarré les moteurs (l’équivalent du CTRL-ALT-DEL, quoi!). Première tentative, sans succès. Deuxième tentative, toujours rien. Des techniciens sont dépêchés sur les lieux. Le même membre de l’équipage nous dit qu’il faut changer une pièce. Malheureusement, les techniciens n’ont pas la fameuse pièce avec eux. Il leur faudra une demi-heure pour en avoir une autre et au moins 45 minutes pour l’installer. Donc, on nous dit qu’il faut débarquer de l’avion, récupérer nos bagages et retourner au comptoir d’enregistrement de United pour trouver d’autres vols. Nous attendons, attendons et attendons. Finalement, c’est notre tour. L’employée de cette merveilleuse compagnie aérienne (lire ici mon sarcasme) nous dit qu’il n’y a plus de vols disponibles aujourd’hui. Deuxième coup de théâtre. Il faudra attendre le lendemain, soit le 2 avril. Elle nous offre donc un vol à bord d’Air Canada d’Ottawa à Toronto, escale de 4 heures, et de Toronto à Tokyo. Nous acceptons, impuissants devant un tel revirement de situation. Aucune excuse ni aucun dédommagement ne nous sont offerts. Nous avions réservé une chambre à l’aéroport de Narita à notre arrivée. Résultat, la chambre n’est pas remboursable. Une journée perdue. Mon beau-frère et ma belle-sœur qui voyagent avec nous ne sont au Japon que deux semaines. Donc, pour eux, une journée en moins fait une énorme différence. Ils demandent à l’employée de reporter leur retour au Canada d’une journée. Elle fait changements et réimprime les cartes d’embarquement. Donc, ils reviennent au Canada le 18 avril au lieu du 17. Nous prenons nos nouvelles cartes d’embarquement d’Air Canada. Nous nous dirigeons ensuite vers le comptoir d’Air Canada pour réserver nos sièges. Tout en marchant, je regarde brièvement ma carte d’embarquement et celle de Jonathan. Je m’aperçois en catastrophe qu’elle a aussi changé notre date de retour. Nous revenons le 18 et non le 29 avril comme il avait été prévu. Troisième coup de théâtre. Nous devons alors retourner une fois de plus au comptoir de United pour faire les changements. Nous attendons, attendons et attendons en ligne. Finalement, nos sortons de l’aéroport à moitié morts vers 13 h 30. Nous étions debout depuis 4 h. Nous retournons à la maison, encore sous le choc d’avoir surmonté autant d’obstacles. Demain matin, nous devrons nous lever encore à l’heure des poules et retourner à l’aéroport d’Ottawa. Souhaitez-nous bonne chance!

Jour J – prise 2

Nous avons repris la route de l’aéroport une deuxième fois de suite le 2 avril tôt le matin. Cette fois-ci, nous espérons que ce sera la bonne. Nous nous présentons au comptoir d’enregistrement d’Air Canada à 6 h. Contrairement à United, l’enregistrement est beaucoup plus rapide et efficace. Nous embarquons à bord du vol 443 en direction de Toronto à l’heure. Tout se déroule comme sur des roulettes. Ensuite, nous montons à bord du vol 001 en direction de Tokyo. Une fois assis confortablement à nos sièges, un membre de l’équipage nous annonce que le système de divertissement ne fonctionne pas. Nous retenons notre souffle, repensant à l’enfer que nous avions vécu la veille. Finalement, l’équipage décide d’aller de l’avant quand même. Quel soulagement! Nous avons eu chaud pendant un petit instant. Un vol de 12 h 45 nous attend. Le service est vraiment impeccable. Plusieurs repas nous sont servis, et nous avons droit à une dizaine de films, bref les personnes pour lesquelles le système fonctionne. Nous arrivons à l’aéroport de Narita à 15 h, heure local, soit 2 heure du matin heure du Canada. Nous nous dirigeons vers le carroussel pour récupérer nos bagages et nous allons prendre le train Narita Express pour nous rendre à notre hôtel.  Après une heure de train, nous débarquons à la station Tokyo. Ensuite, nous devons acheter des billets de métro. Première expérience avec une machine distributrice de billets. Nous essayons tant bien que mal de comprendre comment fonctionne ce système. Nous demandons à un monsieur de nous aider. Il s’exprime très sommairement en anglais, mais est très heureux de nous aider. Comme il n’arrive pas à nous aider, il interpelle d’autre Japonais. Deux femmes arrivent à notre rescousse. Nous sommes maintenant quatre touristes et trois Japonais rivés devant une machine. Finalement, nous avons compris que nous avions inséré une trop grosse coupure. Ouf! Nous nous rendons à la trame de métro. Une jeune femme me demande en anglais si j’ai besoin d’aide. J’avoue qu’une touriste avec une carte de métro à la main ne passe pas inaperçu. Elle prend le temps de m’expliquer tout le trajet qu’on doit emprunter. Après notre trajet en métro, nous tentons de nous orienter pour trouver notre hôtel. Je demande alors poliment à un jeune homme en m’exprimant en japonais et anglais de m’indiquer où se trouve notre hôtel. Il nous dit que c’est environ une marche d’une dizaine de minutes et nous demande de le suivre. Il nous a amené jusquà notre hotel. De toute ma vie, je n’ai jamais vu un peuple aussi serviable. Il y a vraiment de quoi à se sentir honteux devant la façon à laquelle on traite les touristes qui débarquent chez nous. Belle petite leçon de vie. Nous arrivons finalement à destination, épuisés.

Mission accomplie, nous sommes arrivés à Tokyo sans aucun retard.

Toilettes japonaises

J’ai vécu ma première expérience des toilettes japonaises hi-tech à l’aéroport de Narita. Elles sont dotées de fonctions assez pratiques, et parfois même étonnantes et amusantes. La photo à gauche illustre la toilette dans notre chambre d’hôtel à Tokyo. Malheureusement, elle ne dispose pas de toutes les mêmes options que celles de l’aéroport. Comme vous pouvez le remarquer, il y a un bouton qui permet d’actionner la fonction de bidet, et un autre, la fonction de lave-foufounes. Ce qu’il y a de merveilleux, c’est que l’eau est tiède, juste assez confortable pour ne pas nous faire sursauter. Les toilettes de l’aéroport étaient dotés en plus d’un bouton affichant une note de musique. En appuyant sur ce bouton, on active le bruit d’une chute d’eau pour cacher certains bruits indiscrets. Je dois avouer que ce n’est pas évident au début de faire coordonner les bruits de chute avec ses bruits corporels… Enfin, il y avait également un bouton désodorisant, que je n’ai pas osé utiliser. Ah, j’ai oublié de mentionner que le siège est chauffant. Notre arrière-train nord-américain risque de s’habituer très rapidement à ce genre de luxe. Bref, je crois que je ne me suis jamais autant amuser aux toilettes.

Une autre expérience de vie “Only in Japan”!!! 😛